Pourtant, les scieries du massif manquent de bois : leur capacité cumulée avoisine les 2 millions de m3 pour une production du massif dépassant à peine 1,3 millions de m3.
Il est reproché au gros bois la présence de nœuds qui le fragilise après séchage. Une partie importante doit ainsi être déclassée, ce qui rend sa rentabilité de plus en hypothétique. Les petits bois ne présentent que peu de défauts induisant ainsi une meilleure valorisation. Au point de voir le prix du petit bois dépasser celui du gros.
Aujourd’hui, le marché est demandeur de bois sans défaut qui correspond parfaitement à l’offre des pays nordiques. M. Mathieu souligne d’ailleurs que l’accroissement de la demande observée ces dernières années n’a bénéficié qu’au bois d’importation.
Quelles sont alors les solutions ?
M. Mathieu en voit principalement trois :
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Demain, le bois sera de plus en plus sollicité, l’habitat utilisera de plus en plus cette matière première qui aura tendance à être normalisée.
Il apparait nécessaire de dynamiser les jeunes peuplements tout en valorisant le gros bois, la conception de l’exploitation des forêts doit évoluer.
Il faut se positionner dans une logique de filière, en prenant exemple sur l’Allemagne.
Des solutions techniques et partenariales existent : on peut souligner la coopération entre Gipeblor et Fibois Alsace, qui ont œuvré pour objectiver le classement européen et maximiser la qualité des bois de la montagne vosgienne avec l’appui du Commissariat de Massif, ainsi que le fort développement depuis 10 ans de la contractualisation entre l’ONF et les scieurs du massif.
Comme le faisait remarquer un participant, exiger une qualité « sapin des Vosges », c’est avoir la garantie d’une utilisation de gros bois.
La sylviculture mise en œuvre dans le massif vise à progressivement diminuer la part de gros bois dans les peuplements, de manière à favoriser la régénération et à obtenir une forêt plus équilibrée. Pour autant, le maintien d’une proportion de gros bois reste indispensable, tant pour les raisons paysagères et écologiques, que pour permettre l’approvisionnement de scieries locales en gros bois de qualité.
Bilan des études d’implantation des plates-
Présentation par Rémy Gendre (Région Alsace)
Etat des lieux réalisé en 2006 :
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En 2007, la Région Alsace met en place une aide régionale pour la création de plates-
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Etat des lieux en 2009 :
En 2009, la puissance et la consommation de bois en Alsace sont multipliées par trois (environ 48000 tonnes/an pour 63 MW de chaufferies collectives).
On dénombre actuellement sur toute l’Alsace 358 chaufferies collectives dont 251 chaufferies plaquettes et 107 chaufferies granulés, seuls 93 sites sont gérés par des communes ou communautés de communes, soit moins de 10% des communes alsaciennes.
Les capacités de livraison des plaquettes sèches sont désormais en adéquation avec
la demande, on note l’implantation de 12 nouvelles plates-
Présentation de Jean-
La communauté de communes de la Haute Bruche est en phase de finalisation d’une étude
sur l’implantation d’une plate-
Cinq volets ont été appréhendés :
· Volet 1 : rassembler et valider les données disponibles sur le gisement mobilisable en plaquettes forestières, en tenant compte des autres usages de la biomasse et des types de produits mobilisables,
· Volet 2 : examiner les gains et les conditions de compétitivité sur les coûts de mobilisation de la plaquette forestière,
· Volet 3 : analyser l’organisation (plate-
· Volet 4 : évaluer les gains non marchands (par rapport aux enjeux :« création d’emploi, gestion du paysage, etc… ») pour étoffer l’argumentaire « développement local » du projet du territoire de la CCHB,
· Volet 5 : conclure sur la faisabilité de l’opération et proposer une suite opérationnelle à cette étude.
De manière très synthétique, les premières conclusions sont les suivantes : le territoire forestier en Haute Bruche est d’environ 23.000 ha. Le volume de bois énergie réalistement mobilisable est de l’ordre de 6300 m3 annuellement. L’évaluation de cette ressource bois énergie prend en compte deux grandes contraintes que sont les contraintes topographiques, environnementales et les usages concurrents. Ce volume est en mesure de générer au taux de 40% d’humidité une capacité de chauffe de plus de plus de 13 000 MWh/an.
En terme d’organisation de la filière, l’étude démontre que la collectivité a un
rôle important à jouer dans l’investissement de la plate-
Les gains de productivité et de compétitivité pour la production de plaquettes forestières sont possibles sur le territoire à condition de coordonner les opérateurs intervenant lors des exploitations forestières, de conforter des chantiers mixtes et de mettre en place une sécurisation de l’approvisionnement (sous forme par exemple de contrats) entre communes et opérateurs.
L’expérience du Pays de Remiremont par Jérôme Montémuro et François Dieudonné :
Sur les 32 communes du Pays de Remiremont, 10 communes sont équipées en chaufferies bois, pour une consommation de 27000 tonnes par an.
Le gros bois des communes est exploité pour la production de plaquettes, le coût est relativement élevé dans la mesure où pour avoir des plaquettes de bonne qualité, il faut deux ans de stockage des grumes, ce qui implique une immobilisation du bois. Mais, la transformation en plaquettes permet l’écoulement des bois mitraillés, encore nombreux dans le secteur.
Plus que le prix des plaquettes, c’est l’optimisation du fonctionnement des chaufferies qui est source d’économie.
Le Pays de Remiremont est en train de mener un audit sur ce thème.
L’expérience de Maurice Schott, producteur de plaquettes :
M. Schott a mis en place progressivement 4 plates-
La dimension moyenne d’une plate-
Le prix de vente est compris entre 70 €/tonne et 100€ pour des plaquettes sèches à 35%, 35€/tonne pour une humidité à 50%.
Le problème rencontré par ce producteur est le manque de contractualisation avec les collectivités, qui ne lui permet pas d’envisager pour l’instant d’autres investissements.
Il souhaiterait proposer des contrats de 3 à 5 ans, avec formule de révision en tenant compte des fluctuations de prix du transport et du bois.
M. Cuchet, secrétaire général du Gipeblor, intervient pour préciser les chiffres de production de plaquettes en Lorraine : en 2009, 60 000 tonnes ont été produites, d’ici 2010, on prévoit une augmentation exponentielle de la demande (boostée par le fond chaleur) avec à l’horizon 2012 un marché de 450 000 tonnes pour une utilisation principalement industrielle. L’Alsace table également sur une croissance équivalente.
Les zones d’implantation des futures plates-
Conclusion de B. Bonnefoi, Commissaire à l’Aménagement du Massif des Vosges :
La filière bois-
Lorsque la densité de plates-
Le lien entre les plates-
La dynamique actuelle induit la création d’énormes chaufferies, l’intérêt est de construire un marché et une filière dans un marché local.
Dans les années à venir, la demande va s’accroitre, le prix de référence du bois
évoluera. M. Bonnefoi suggère que l’implantation des futures plates-
(1) Après renseignements pris, la différence de prix du bois séché observé entre
la France et ses voisins européens vient avant tout du tarif de rachat de l’électricité
des implantations de cogénération dont font partie les séchoirs chez nos voisins.
Un tel dispositif est prévu en France, mais ne bénéficierait qu’aux unités de plus
de 4-
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 26.11.09
Gros bois dans le massif vosgien : quel avenir ?
Depuis 2007, les communes constatent une baisse conséquente de la demande et une
chute des prix du gros bois. Il est bon de rappeler que le gros bois est constitué
avant tout de sapins des Vosges de plus de 100-
Mme Longechal (ONF Alsace) et M. Denis Dagneaux (ONF Vosges) informent l’assistance que, versant alsacien, les bois de diamètre supérieur à 60cm représentent plus de 25% du volume et 30 % côté vosgien. Dans l’hypothèse d’une coupe de gros bois représentant 33% du volume annuel, il faudra de 15 à 20 ans pour résorber ce stock. Il s’agit donc d’un problème à court mais aussi à moyen terme, qu’il faut envisager de traiter dans la durée.
En tant que scieur-
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